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Petite histoire de la Généalogie
sur l'internet en France

Il fallait internet   fr.rec.genealogie FRG

listes de discussions   Fédération FFG

Geneanet   Geneabank   FranceGenWeb

Histoire-Genealogie   AFG

Autres Ressources   Reste à faire

La démocratisation de la généalogie date des années 1960. Il existe déjà des textes sur l'histoire de la généalogie. Nous nous limiterons ici à quelques morceaux choisis de la récente histoire de la généalogie sur Internet et des généanautes francophones (généalogistes internautes).

La réalité de l'internet généalogique est la diversité et la spécialisation des sites sur le plan géographique et thématique. Il existe aujourd'hui des sites-guides en généalogie spécialisés par thème : villages, anecdotes, métiers, mesures, histoire, migration, archives, informatique ...

 


Il fallait Internet ...Haut de la page

1969 : premier réseau (Arpanet) reliant quatre universités
1972 : mise au point du courrier électronique (premiers micro-ordinateurs)
1975 : reprise du réseau Arpanet par le gouvernement américain
1981 : premier micro-ordinateur IBM
1983? : net.roots, le premier forum de généalogie en anglais devient soc.roots (en anglais)
1984 : soc.roots (en anglais) suite à la création des 7 hiérarchies de base (big 7).
1988 : raccordement de la France à Internet
1991 : création du www et du html
1993 : création de Usenet-fr (forums de discussion fr.*)
1995 : francogene.com plus ancien site web généalogique francophone
1996 : début du développement d'internet en France
1996 : lancement des premières réunions IRC de généalogistes francophones

Avant 1993, la généalogie francophone sur le net n'existe pour ainsi dire pas. Quelques généalogistes ont un ordinateur personnel. Certains utilisent un logiciel spécialisé. Les communications entre généalogistes sont par courrier postal avec pour les «experts» l'envoi d'une disquette !

Quelques généalogistes souvent d'origine universitaire commencent à utiliser Internet, les Québécois ont deux ou trois ans d'avance. Signalons tout de même avant 1993 les "conférences de généalogie" de Franco-Media (utilisé par quelques pionniers). Quelques échanges par email et des fichiers disponibles en téléchargement (l'ancêtre du site web).

 


fr.rec.genealogie (FRG) Haut de la page

1991 : ancêtres des sites web (téléchargement) : hallc1.cebaf.gov , ftp.nau.edu , WSMR-SIMTEL20.ARMY.MIL
1991? : création de Franco-Média (FM), issu de dissidents d'un autre réseau.
1993 : FM-Généalogie, "conférences de généalogie" de Denis Beauregard (DB). Il croise Bernard Debreil et Joël Surcouf.

Si une date doit être retenue c'est le 10 janvier 1994 avec la création du forum Usenet fr.rec.genealogie (FRG) lancé par Denis Beauregard. La charte originale précise qu'il y a un lien entre FRG et FM-G (en 1994 un message par jour venait de FRG et 2 venaient de FM-G). Jusqu'en 1996 il est principalement utilisé par des québécois.

FRG est le début du commencement de la généalogie francophone sur le net. C'est ici que sont nés beaucoup de projets, c'est ici que l'on débat. Celui qui n'est pas allé sur FRG ne peut pas dire qu'il connaît la généalogie sur le net.

Du forum est né la FAQ de FRG, débutée par D. Beauregard et Bernard Debreil puis reprise par Claire Bidault. Ce fut longtemps la principale référence pour les nouveaux généanautes. A cette époque il était possible de faire tenir dans quelques pages l'ensemble des ressources du net généalogique.

A partir de 2000/2001, ça devient difficile avec la multiplication des sites. La masse des informations disponibles ne peut plus être mise à jour par une personne sur quelques pages. En tout cas personne n'a réalisé cette tâche mieux que dans cette FAQ.
Il devenait urgent d'avoir un guide présentant une sélection pertinente de sites. Ainsi Geneapass arrive en 2002. Ses qualités en firent un site de référence en quelques mois ! Geneapass cherche, classe et sélectionne des sites pertinents quand la FAQ récolte les informations sur FRG au fil de l'eau.

Patrick Texier y joue depuis quelques années le rôle ingrat de gendarme. Statistiques

Quelques suites de FRG ...


Les listes de discussionsHaut de la page

Fin 1994 la première liste généalogique francophone (GEN-FF-L) est créée par ... Denis Beauregard. Suivent la liste geneindre en mai 1998 ou la liste genealor de Pascal Pinan-Lucarre en 1998. Il y en aura d'autres.

En juin 1999 l'Association Française de Généalogie (AFG) créér, sous son nom, des listes couvrant la totalité du territoire. Dès le début de l'année 2000, sa politique de modération et d'exclusion commence à se savoir. C'est pour cela que durant l'année 2000 et jusqu'en 2001 des listes "non modérées" se sont créées dans les départements/régions par des déçus ou des exclus. Ces listes sont gérées par indépendants, des responsables d'associations (rare) ou des membres du réseau FGW/CGW.

Autres tentatives de réseaux avec des listes le plus souvent inactives : BGO (une personne) et Amicale-Généalogie (anciens de l'AFG).

En 2003 la situation est variée. Dans la plupart des régions une seule liste fait "autorité". Dans d'autres régions c'est plus compliqué avec l'existence de plusieurs listes venant de disputes locales.

La spécialisation ... toujours et encore ...

Croissance du nombre de listes thématiques qui se superposent au découpage géographique.

Usenet - 19 septembre 1999 : création de fr.com.applications.genealogie dédié aux logiciels.

Exemple : en 1998 création d'une liste sur un logiciel pour désengorger FRG. En 2000 à partir de cette liste, création d'une autre liste sur les normes pour désengorger la première. En 2001, création d'une autre liste sur le même logiciel ... mais sur Mac. En 2003, une liste ... pour mettre sa généalogie sur Internet !


Fédération Française de Généalogie (FFG) - création en 1968 Haut de la page

Création en 1968. C'est la fédération officielle. A raté le virage de l'internet.

Activités réalisées par la FFG depuis 35 ans (sources : frg et site de la FFG)
- Participation au Fichier Origine (projet québécois)
- Congrès : rédaction de la charte (pas disponible en ligne), choix de l'association organisatrice et remise de prix.
- Rédaction d'un Code de déontologie (inspiré du code de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie.)
- Bigenet : site pour obtenir un acte ... après paiement
- Projet Karolus - Nom du portail de l'Institut de Documentation sur l'Histoire des Familles (IDFH). Alain Morineau, ancien secrétaire de la Fédération a essayé de lancer ce portail en ignorant ce qui existait déjà. Après 2 ou 3 ans le projet a été abandonné pour être intégré dans la structure commerciale GeneaGuide.

Deux membres du CA sont signalés "actives" vis à vis d'nternet : Philippe Rossignol (ancien Secrétaire Général) et Laurent Mairesse (ancien Secrétaire Général, a démissioné en août 2003). Associations affiliés ou non à la FFG

1997 - Congrès de Bourges - souvenir de Denis Beauregard
«Pour certains anciens c'était parfois leur première rencontre. Je me rappelle en particulier d'un dîner où j'avais l'impression que nous étions un groupe de comploteurs en train de révolutionner le monde sur papier. Il y avait Pascal Pinan-Lucarré, Philippe Rossignol (Président d'un cercle), Jean-Paul Cornu (Président d'un cercle), Bernard Debreil, ....
C'était le premier atelier sur Internet. Les gens allaient chercher dans les salles voisines d'autres chaises car la salle était remplie et il en manquait.»
1997 - congrès - souvenirs de Philippe Ramona
« Je me souviendrai toujours des premières conférences et démonstrations où on était invités "par gentillesse" et où le public se bousculait et n'arrivait même pas à rentrer dans les salles au grand mécontentement de ceux qui méprisaient alors Internet et les quelques hurluberlus qui y croyaient... Limoges 1997, Brest et l'hôtel de Salm 1999, Besançon 2000 ».


Geneanet Haut de la page

Créé en 1996 par Jacques Le Marois. Est géré au départ par des bénévoles, informellement. Devient une société en 2000. C'est la plus importante base de patronymes d'origine française consultable gratuitement sur le net (presque 100 millions).

Juillet 1996 : Jacques Lemarois en collaboration avec un petit groupe d'individus ont assumé à titre personnel le financement du serveur pendant plusieurs années. Christian Daumoinx a porté pendant des années Geneanet sur ses épaules.

Programmes écrit par Julien Cassaigne et Jérôme Abela

Ce n'est qu'après ces années qu'ils ont décidé de financer le projet de lui-même en créant la société.
Un équivalent en anglais : http://www.gendex.com/stats/ (2000 Rootsweb - serveur de 3 téraoctets)

 


GeneaBank Haut de la page

Permet de consulter des actes. Implique l'adhésion à une Association adhérente au système.

La première citation de GeneaBank date du 25 mai 1997, sur un canal de chat IRC . La mise en place de GeneaBank et de FranceGenWeb se sont faites exactement en même temps avec quasiment les mêmes personnes. Le serveur Geneabank a commencé à fonctionner le 24 février 1998

L'association est déclarée en décembre 1998.
Premier bureau : Jacques Le Marois (Président, co-fondateur GeneaNet), Philippe Ramona (Secrétaire), Thierry Straub (Trésorier), Norma Alosi, Christian Daumoinx, Julien Cassaigne (co-fondateur GeneaNet), Jean-Paul Cornu, Philippe Rossignol, Robert Weinland (futur administrateur FGW), Michel Collignon (GeneaNet et futur administrateur FGW)

Pour quelques associations geneabank a été une véritable révolution. Aujourd'hui l'entrée d'une association dans geneabank peut entrainer des adhésions complémentaires. Par contre la "révolution" geneabank est très récente (vers 2002) : ça a mis longtemps à percer dans de grosses associations ...
GeneaBank fait partie des précurseurs d'une solution de mise à disposition des actes BMS-NMD qui se veut proche des aspirations de la communauté généalogique.

En 2003 Geneabank est en train de devenir, avec plus de 6000 usagers la plus grosse structure généalogique de France, juste derrière la FFG.

C'est une structure créée spécialement PAR et POUR Internet.

Programmeurs : scripts de Julien Cassaigne avec une Américaine, Laura Cook. Elle a participé à plusieurs projets français de généalogie comme Geneactes et LafayetteGenWeb.

Depuis 20 ans des généalogistes, jusque là isolés, se sont réunis en association pour mettre en commun leurs travaux de dépouillements systématiques de registres d'état civil.
Jusqu'en 1998, ces bases de données étaient peu accessibles (consultation au siège de l'association, soit cher via le Minitel). Devant ce gaspillage (travail important mais qui reste confidentiel) le projet via Internet, GeneaBank, propose :
-mettre à la disposition des associations un outil pour leurs adhérents éloignés.
-mettre ces travaux dans un "pot commun" pour permettre à un adhérent d'une association participante de consulter les données de toutes les autres
-éviter le piratage de ces bases et laissant la propriété et le contrôle aux cercles.
Principe : une association met en consultation sur Internet via Geneabank des actes, consultables par un système sécurisé, en échange d'une unité d'échange appelée "point GBK". Ces points sont créés à chaque dépôt d'acte d'état civil ayant une filiation. Ils sont donnés aux associations, qui se chargent ensuite de les redistribuer à leurs adhérents.
Ces points sont crédités à chaque consultation à l'association qui a proposé l'acte consulté, créant ainsi un flux permanent qui permet au système de fonctionner.
2003 : 26 associations participantes, 6000 usagers du système et 8,6 millions d'actes proposés.

Privilégie ainsi l'adhésion aux associations participantes plutôt qu'un paiement à l'acte (comme Bigenet ou SWIC).


FranceGenWeb (FGW) Haut de la page

Lancé par Pascal Pinan-Lucarre en 1997. Devient une Association en décembre 1999.

C'est au départ un groupement informel de généanautes. Principe : partage et mise en ligne d'informations par département, faciliter les mises en contact directs entre généanautes. Beaucoup de services par la suite. FGW est né peu après les créations des sites de CanadaGenweb(1996) et QuebecGenweb lancés par Denis Beauregard et eux mêmes sont issus du projet Worldgenweb (1996).

Témoignage de Denis Beauregard
« Le concept de WorldGenWeb était basé sur une expérience faite au Kentucky (USA). Le but était alors d'identifier les ressources sur Internet au sujet de la généalogie locale. J'avais alors décidé de lancer le projet pour le Québec et aussi le Canada. J'ai donc lancé les 2 structures en m'inspirant du site sur la Nouvelle-Zélande. J'ai aussi imposé certains critères pour choisir les titulaires des différents projets provinciaux - quelqu'un déjà impliqué sur place.
En parallèle, la France « appartenait » déjà à une Américaine que personne ne connaissait. Dans ce jeu, les gens prenaient un pays non pas parce qu'ils le connaissaient bien, mais juste pour faire chic. Il a donc fallu faire décoller l'Américaine qui ne voulait pas laisser tomber la France et laisser des Français s'en occuper. Pascal Pinan-Lucarre (PPL) a pratiquement attendu un an avant de lancer quelque chose. Il m'avait dit qu'il avait attendu d'avoir des gens pour s'y impliquer, une première équipe quoi. PPL s'est aussi impliqué dans d'autres structures régionales WGW à cette époque.
Pourquoi avais-je demandé à PPL ? Tout bonnement parce qu'il avait écrit quelques pages pour mon site, pages que je lui ai "redonnées" quand j'ai vu qu'il avait lui aussi les moyens d'avoir son site Web (Francêtres-France).»

Mai 1997 : Pascal Pinan-Lucarre annonce qu'il prend en charge pour la France un service émanant d'une organisation américaine (WorldGenWeb).

23 décembre 1999 : Déclaration à la Préfecture du Nord (J. O. du 15 janvier 2000) de FRANCEGENWEB. "Objet : encourager le développement de la généalogie bénévole sur et hors réseau mondial Internet par la mise à disposition de moyens et services appropriés."

«Philippe Rossignol souhaitant mettre en avant l'internet généalogique nous avait proposé de partager son stand "GH Caraïbe". Beaucoup de personnes se sont intéressés à notre présence et les différents échanges que nous avons pu avoir avec de simples généalogistes, des représentants d'association ou le fameux Jean-Louis Beaucarnot ont mis en évidence que l'absence de structure officielle semblait être un frein dans les relations avec les tiers.
Nos interlocuteurs étaient dubitatifs sur notre philosophie : des amateurs qui se dépensent sans compter pour mettre des pages Web et des bases gratuitement à disposition des autres sans arrière-pensée étaient pour eux inconcevables ! Nous avions déjà eu ce genre de constat dans des présences plus anciennes et furtives à d'autres manifestations mais "Brest" est le début véritable de la prise en compte du phénomène Internet et a été le déclencheur de cette mutation (début de la presque omniprésence de stands d'association équipés de micro).
D'où réflexion dans les mois qui ont suivi, modèle de statuts d'association généalogique transmis par Philippe Rossignol et amendés en IRC en comité restreint pour y adjoindre la communication Internet dans l'objet, les réunions, convocations et autres.
Premier Bureau : Pascal Pinan-Lucarré (Président), Thierry Straub (Vice-président puis second Président), Andrée Parbelle (Secrétaire, 3 ème présidente depuis 2002), Christian Daumoinx (Trésorier, fondateur de la liste entraide généalogique sur le Web), Bernard Debreil (Secrétaire-adjoint, fondateur réunion IRC), Jean-Paul Cornu (Trésorier adjoint, ex Président AGGH Alpes-Maritime et Monaco, webmestre FFG)»
Souvenir de Thierry Straub - mai 1999 - congrès national de généalogie de Brest.

CousinsGenWeb (CGW)

Vincent BELOT (adhérent n°7 de FGW).a mis au point le service "cousins" sur sa page LozèreGenWeb au printemps 1999. Il avait fait une macro pour trouver des cousinages. Ça s'appelait à l'époque Ancêtres 48, puis Cousins 48. Il l'a officiellement proposé à l'ensemble de FGW, créant ainsi les CGW le 8 juin 1999. D'autres gestionnaires ont trouvé l'idée intéressante et ont testé la macro. Puis tous les gestionnaires ont fini par l'utiliser. La macro est toujours propriété de FGW.


Histoire-Généalogie Haut de la page

Lancé en octobre 2000 par un groupe d'anciens étudiants en histoire-géographie (université Lyon III). C'est un site et surtout une newsletter. Un des rares projets qui n'est pas issu des généanautes. C'est une volonté de faire évoluer la généalogie au-delà de la simple étude des noms de famille.

"Origine du projet
C'est à rechercher en... 1988 ! avec la publication de dix numéros d'un modeste bulletin associatif "La Page " (diffusion à 300 exemplaires). On y retrouve déjà quelques unes des rubriques du site actuel www.histoire-genealogie.com (recensement des anecdotes historiques, témoignages oraux) et surtout les grandes lignes du projet éditorial du magazine-web : l'importance de la généalogie à la construction de l'Histoire, la pluridisciplinarité, l'apport du tourisme culturel (notion de patrimoine), la "volonté d'aborder des thèmes ou des pistes peu ou pas exploitées ".

La mise en place du magazine-web
Créée à l'automne 2000, www.histoire-genealogie.com se présente sous la forme d'un magazine-web spécialisée dans la recherche et la diffusion de l'information historique et généalogique (histoire locale et généalogie historique). Concept novateur, puisqu'il est le premier et toujours le seul magazine d'histoire et de généalogie sur le web. Il est mis en forme et lancé par une petite équipe d'anciens étudiants en histoire-géographie (4 personnes). Dès le début, l'équipe s'étoffe : spécialistes, amateurs, étudiants, salariés, retraités, généalogistes ou historiens locaux... tous sensibles au terroir et au patrimoine bâti et naturel de nos régions. Le magazine-web fonctionne comme une association... sans en avoir les statuts.

Objectifs
Etre une "vitrine" des "contenus" historiques et généalogiques présents sur Internet, un lieu de rencontre où historiens et généalogistes viennent déposer ou puiser des informations, des conseils et des renseignements afin d'illustrer ou compléter leurs connaissances sur la vie et l'environnement de leurs ancêtres. "Page collective" au service de la recherche historique et généalogique, ce magazine-web est fondé sur une démarche de rigueur historique. Les articles proposés sont donc essentiellement des textes de synthèse (avec références des sources), des créations originales des auteurs ou des articles critiques."

Par Thierry Sabot, un des fondateurs (2003).


Association Française de Généalogie (AFG) Haut de la page

Réalisée et gérée par Paul-Marc Heudre (PMH). Il fait de la gestion de listes de discussion. Il transforme et tronque les messages émis par les abonnés de ses listes dans la mesure où ça lui paraît contraire à la promotion de sa structure. Ses arguments reposent sur une volonté d'éviter à tout prix les polémiques et sur l'interdiction de toute promotion (pour ne pas influencer).
Le reproche opposé est qu'en final il n'y a plus ni débat ni échanges et que les seuls citations permises sont vers sa propre structure !

Ses listes sont privées et c'est donc son droit d'agir de la sorte. Il peut ainsi couper un message, le censurer ou aussi exclure un abonné. Et il ne se prive pas de le faire. Un abonné s'insurge ? Il est exclu. Vous avez un doute ? Envoyez-y un mail avec un lien Geneanet ou FranceGenWeb.

En fait ces restrictions sont nuisibles à la circulation de l'information ! C'est pourquoi ces listes sont désertées par les généalogistes avides d'échanger et d'en savoir plus. [Pour éviter les polémiques - pas toutes nuisibles - il existe d'autres méthodes mises en oeuvre sur les autres listes].

Les archives de FRG regorgent de témoignages. Cette association a été dénoncée de multiples fois du fait de son comportement. C'est publique et ici : http://minilien.com/?yDKK7KMz1o. Autres témoignages http://ebed.free.fr/afg/censure.htm et en plus technique http://www.genindre.org/spamgene.htm. Et autres détails sur la liste voila anciens-afg.

Autre structure dépendante et promotionnée : ma-genealogie.org.

«Durant l'année 2000, l'exclusion d'une liste de l'AFG pouvait être gênante car dans beaucoup de départements il n'existait rien d'autre. C'est pour cela que, quelques semaines après mon exclusion, j'ai créé une liste de discussion généalogique sur le Cantal puis sur l'Aveyron. Quelques mois plus tard je croise Claude Barret qui avait aussi créé une liste sur l'Aveyron. Nous avons fusionné nos deux listes.» Témoignage de Renaud Anzieu.

"Il y a deux ans, par manque de connaissance de ce qu'étaient les forums, j'ai cherché "généalogie" et je suis tombé sur eux ... Comment pouvais-je savoir que AFG c'était moins bien que FFG ? Puis grâce à FRG et à l'afflux de leurs messages publicitaires, j'ai su tirer les leçons nécessaires et je n'en pâtis pas trop. Mais quid du débutant du premier jour, isolé, qui va sur google et croyant "entrer en association" se branche sur eux ?" Témoignage de Alain Mairey sur frg en décembre 2003).

"Pour répondre à un co-listier sur une liste AFG, j'avais indiqué 3 adresses de sites. Deux adresses ont été purement et simplement supprimées ! Je n'en revenais pas! Quel travail stérile de passer son temps à lire et modifier des mails de la sorte! " Témoignage de Rémy Vialla sur la liste aveyron en décembre 2003).

 


Autres ressources Haut de la page

Les débuts de Denis Beauregard sur net (initiateur sur de nombreux projets)
Sondages : Le sondage 2003   sondages avant 2000 de J. Galichon   Généalogiste depuis quand ?
"S'initier à la généalogie sur Internet" Pierre-Valéry Archassal - Campuspress - Collection Web Book 2002
"Généalogie sur Internet" Pierre-Valéry Archassal - Campuspress - Collection Comment Faire - 2001
"Informatique Internet & généalogie - 2ème édition" Pierre-Valéry Archassal - Hors serie de la RFG - 2003
"Gene@nautie" de Georges Colombain - Publibook - Collection Geneanet
"La généalogie sur PC" de Eric Charton - 256 pages - Campuspress
"La généalogie sur Internet" de Mennig Pombeiro Virga - 221 pages - Osman Eyrolles Multimedia
"La généalogie" par Pierre Durye - Que-sais-Je ? numéro 917 (1961) et la version mise à jour par Beaucarnot (1997)

Préhistoire

3ème millénaire avant JC, Mésopotamie, tribu des Safaïtes : des hommes éprouvent le besoin de graver dans la pierre le nom des membres de leur famille sur quelques générations.

Rome antique républicaine : lutte de la plèbe contre les patriciens. Le patriciat est formé de "gentes", véritables clans familiaux dont les membres peuvent se prévaloir d'une communauté d'ancêtres et monopolisant les pouvoirs.

Moyen Âge : la dévolution de la couronne est soumise à la généalogie. En fait la dévolution d'un titre par lien de sang n'est qu'une des voies de transmission. L'élection d'un chef par ses pairs est très courante dans les peuplades germaniques par exemple. Il est de fait qu'une transmission par le sang s'est imposée, mais restant souvent soumise à une procédure formelle d'élection. Le meilleur exemple : le Saint Empire romain germanique, pour lequel ce système à continué formellement jusqu'à sa disparition sous Napoléon. [ex : Marie-Thérèse d'Autriche, *roi* de Bohème et de Hongrie, à qui la dignité impériale était refusée en raison de son sexe et qui ne fut impératrice que parce que les électeurs impériaux utilisèrent le subterfuge d'offrir la couronne à son mari François de Lorraine]. En France, la procédure d'élection a formellement continué jusqu'aux Valois, même si dans les faits c'était toujours le fils aîné qui était élu par acclamations. Sauf pour les trois derniers Capétiens « directs », où la couronne, en l'absence de descendance mâle survivante, échut au frère cadet suivant immédiatement.

Des « travaux forcés » de généalogie étaient imposés aux prêtres pour prouver qu'il n'existait pas d'empêchement de mariage entre deux futurs époux. Dans les premiers siècles, l'empêchement courait jusqu'au *septième* degré de parenté, avant d'être réduit au quatrième. C'est cette problématique qui conduisit l'un des premiers rois capétiens à chercher femme loin de la France. Les Canons du concile de Latran (1215) sont directement à l'origine de la généalogie moderne. Par leur exigence d'éléments de preuve tangibles en matière d'empêchements, ils ont en effet directement provoqué la timide et progressive apparition des premiers registres de baptême (bien avant l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, qui se contente de dire que les registres doivent être rédigés en français).

Ancien Régime : la nécessité d'apporter la preuve de quartiers de noblesse contribua au maintien d'une certaine activité généalogique, dans certains milieux.

Révolution française : l'opinion générale est de dire qu'il y a une liaison traditionnellement forte entre généalogie et milieux aristocratiques (La Révolution aurait donc entrainé la généalogie dans l'oubli). Cette opinion est très discutable.

Période contemporaine : des amateurs s'adressent aux mairies en cherchant des actes anciens sur leur famille. On s'interroge sur l'intérêt de ces ancêtres dépourvus de toute notabilité ou influence ? Mais peu à peu, on a pris conscience combien peut-être passionnante la vie des gens précisément "sans histoire".

 


Reste à faire Haut de la page

Participants : Denis Beauregard, Jérôme Galichon, Gérard Hilbert, Gilles Bernard, Jean/Jerotito, Patrick Texier, Thierry Straub, Thierry Sabot, Philippe Ramona, Pascal Pinan-Lucarre, Emmanuelle Visseaux, Renaud Anzieu

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